Après vous avoir donné 4 bonnes raisons de randonner plus léger, essayons de voir quelle stratégie adopter pour alléger son sac de randonnée. En effet, je me suis aperçu que faire une simple liste de choses essentielles n’est pas suffisant, il faut véritablement une méthode pour s’attaquer à notre nature profonde qui consiste à en rajouter toujours plus. Dans les grandes lignes, la stratégie pour réduire le poids de son sac consiste en un cycle (ou une sortie de boucle rétro-active) trier, peser, adapter

1 Prendre un sac de randonnée moins volumineux

 

C’est trivial mais c’est la base. On met plus d’affaires dans un sac de 70L que dans un sac de 40L. De plus, le sac de 70L pèse déjà plus que le sac de 40L. La nature n’aime pas le vide et vous non plus. Plus le sac est volumineux, plus on aura tendance à le remplir. Limiter la taille de votre sac, c’est déjà limiter la charge maximale de votre sac à dos. Je vous conseille de vous lancer sur une randonnée à la journée, pour vous tester par rapport au volume disponible.

Car ce n’est pas que la taille de votre sac qui doit conditionner les affaires que vous devez y mettre mais bien une juste prévision de l’équipement nécessaire qui le fera. Si vous partez pour une randonnée polaire en totale autonomie d’un mois et que votre sac pèse 20kg, pour 70L, cela sera plus justifié que les mêmes 20kg pour une randonnée estivale de 3j avec possibilité de ravitaillement.

 

2 Ne pas fixer une limite trop haute ou trop basse de poids

 

« Machin m’a fit que 15kg c’est bon, alors je remplis jusqu’à 15kg » Remplir avec quoi ? Pourquoi 15kg et pas 14,5 ? Il ne faut pas s’adapter à un poids fixe qui peut nous être totalement étranger. Il faut une stratégie pour faire évoluer ce poids en fonction de notre expérience de randonnée. En clair, le but ce n’est pas de porter suffisamment pour satisfaire un critère au pifomètre. Le but c’est de prendre le nécessaire en faisant en sorte que cela soit le plus léger possible. Donc ne vous fixez pas de limite acceptable au niveau poids.  Tout simplement car cette limite peut évoluer et se fixer un minimum (trop élevé ou trop bas ou au % de notre poids, qui est variable,)c’est souvent y tendre. La stratégie optimale c’est : moins cela pèse, mieux c’est.

La stratégie est de minimiser le poids de votre sac non de maximiser le nombres d’objets que l’on peut y insérer car quelque vous a dit que “X kg, c’est bon”

Eviter aussi de transformer votre sac en sapin de Noel en accrochant des éléments extérieurs sous prétexte que c’est possible. Déjà parce que c’est mauvais pour l’équilibre. Or, un mauvais équilibre, c’est à dire un poids mal réparti, cela signifie un sac qui peut se balancer, glisser et donc déplacer brusquement votre centre de gravité (or le maintenir c’est primordial en escalade ou en descente) les éléments peuvent glisser et tomber (et donc se perdre), être abîmés par frottements, accrochages.

D’autre part, se dire. « bah je pourrai toujours le mettre dehors (pour un objet volumineux) libère de l’espace dans le sac. Et puisque vous avez lu le point 1, vous savez ce que l’on s’empresse de faire avec de l’espace vide… un espace volumineux non occupé dans le sac, c’est du volume en plus qui sera occupé par d’autres objets qui pèseront sur votre dos.

 

3 Apprendre à trier les objets en 3 catégories : indispensable, utile, superflu

 

Comment distinguer ce qui va dans quelle catégorie ? Simple. Je me suis fait une définition stricte. C’est également le meilleur moyen de ne rien oublier.

  • Indispensable : élément absolument nécessaire à notre sécurité et à la réalisation de notre trek dans des conditions basiques de survie
  • Utile : élément nécessaire à la réalisation de notre trek dans des conditions d’utilisations normales
  • Superflu : élément n’apportant pas d’apport au niveau de la survie ou de la sécurité dans des conditions normales d’utilisation

Je vous donne un exemple personnel.

  • 1 sous-vêtement > indispensable. C’est le minimum vital
  • 2 sous-vêtements > utile. Un slip de bain, un slip de marche. Si on en perd un (cela m’est arrivé, on a l’autre)
  • 2 sous-vêtements et plus + > superflu (lavant au moins un des deux sous vêtements dés que possible, tout sous-vêtement en plus est à mes yeux superflus.)

Autre exemple, des bâtons de marche ne sont pas indispensables pour réaliser un trek > en effet, on peut marcher sans bâtons. De mêmes que les tongs que je ne prends plus que je considère comme un confort superflu. Les bâtons me sont cependant fortement utiles car ils permettent de gagner 30% de puissance et réduisent la pression sur les genoux dans les descentes et permettent de faire travailler le haut du corps dans la marche en ayant, par ailleurs, plus de points d’équilibre. Donc je les prends, toujours. Compagnons utiles mais non indispensables. Je fais primer ici le confort d’utilisation (et donc le plaisir de marche) sur une stricte optimisation du poids.

Le pot de nutella qui, à vos yeux, est indispensable se révélera ici, dans tout la splendeur de son superflu. Composer votre propre tableau excel et insérer les éléments de la manière dont vous composez actuellement votre sac. Allez-y progressivement, il faut que vos besoins correspondent à votre manière de randonnée actuelle. En clair, il faut valider sur le terrain toute modification de la composition de votre sac à dos. Le but c’est d’être à l’aise avec votre matériel, pas de vous mettre en danger en prenant trop peu car un blogueur vous a dit que c’est mieux pour vous. En effet, cela ne sert à rien de se comparer aux autres car dans « ces autres » il y aura peut-être des randonneurs/coureurs de trail qui compenseront le poids minimal de leur sac avec une grande expérience sur le terrain et auront conscience des risques qu’ils prennent.

Si, actuellement, vous vous sentez plus à l’aise, avec une composition de matériel pensant 13 kg que 12kg. Gardez 13. Il sera toujours possible d’optimiser le poids après la composition si pour le moment vous êtes plus à l’aise ainsi. L’important c’est que votre manière de randonnée vous soit agréable et que votre stratégie d’optimisation du poids de votre sac vise ce but. Si ce n’est plus le cas, en clair, si moins de poids se traduit par moins de plaisir de marche, revenez à l’étape précédente.

Gardez en tête qu’il existe certains freins psychologiques qui sautent et disparaissent au fur et à mesure que l’on acquière de l’expérience en montagne. Cela sert à rien de brusquer les choses. Une fois que l’on a commencé et compris la méthode de réduction du poids de son sac, ce dernier évolue. Mon kit de survie ne sera pas votre kit de survie et ne sera pas le kit de survie de Ueli Steck (si tant est qu’il en possède un).

Dans un prochain article, je donnerai la composition de mon sac. Vous verrez que vous aurez quelques surprises car, dans la catégorie indispensable j’ai… un appareil photo (et oui, sinon, comment voulez-vous que je partage mes récits d’ascensions, treks et balades dans le cadre de mes conditions basiques de survie travail :) )

Mais vous verrez par la suite que l’on peut combiner sac à dos léger ET sa passion de la photo en randonnée sans trop en souffrir. (à lire, comment concilier photo et randonnée)

 

4 Réaliser un tableau excell comportant le poids de chaque élément dans chaque catégorie

 

Trier les éléments pour définir une composition de base, c’est bien. Mais cela ne suffit pas, on touchera tôt ou tard une limite. Maintenant, optimisons le poids de chaque élément.

Pourquoi un tableau excell avec le poids de chaque élément ?

Car c’est visuel, précis, automatique (dans le sens où modifier le poids d’un élément ajuste automatiquement le poids du sac). En clair c’est efficace. C’est avec un tableau excell définissant les performances individuelles des éléments qui composent votre sac de randonnée que vous allez pouvoir traquer les grammes superflus. Il arrivera un moment où le matériel que vous utilisez pour vos randonnées sera totalement optimisé dans sa composition. Il vous faudra, alors, si vous souhaitez diminuer le poids de ce dernier, investir dans du matériel certes plus cher mais plus léger.

Il y a trois éléments principaux composant le matériel de base, qui pèsent lourd, et sur lesquels il est facile de gagner plus d’1kg

  • la tente
  • le sac de couchage
  • les éléments du système 3 couches

En général, plus le matériel est léger, plus il est cher. La qualité et, particulièrement la légèreté, a un prix car il ne s’agit plus de performance ou de sécurité mais de notion personnelle de confort. Vous imaginez bien qu’un sac de couchage pensant 460gr et celui qui pèse 1kg et qui a les mêmes caractéristiques ne sera pas au même prix.

Le tableau excell sera utile également si vous visez l’achat d’un matériel léger et performant précis. En effet, il sera plus facile d’y noter le nom, référence, caractéristique, prix du matériel de la gamme supérieur afin de traquer les promotions intéressantes des produits outdoor convoités ou équivalents. En ayant les caractéristiques en tête, vous irez dans les magasins plus confiant en étant certain de cibler vos besoins exacts en terme de matériel, sans -normalement- succomber à une frénésie d’achat. A chacun ses soldes non ?

Ayez toujours en tête l’optimisation de poids, pas la compensation de poids. Dépensez une fortune pour optimiser un élément ne vous apportera pas forcément un gain équivalent à l’optimisation de plusieurs éléments avec le même budget. Ainsi, rien ne sert d’acheter une tente ultra-légère vous faisant gagner 400gr si, à côté, le budget alloué à cet achat vous aurait permis d’acheter une tente, un sac de couchage et une hardshell vous permettant de gagner 900gr. De même, compenser ce gain de 400g en prenant 1kg de nourriture en plus (ou de matériel photo supplémentaire, oui, on a tous nos travers :) est aussi absurde. Dans ce cas, vous n’êtes pas encore au point dans la composition de votre sac. Je le répète encore une fois, le but final est qu’à chaque optimisation, votre sac pèse moins et que votre randonnée reste agréable. Il n’y a pas de poids minimal tant que le plaisir de marcher est toujours présent.

 

5 Se préparer aux conditions réelles de votre randonnée

 

C’est ne pas agir en fonction du « au cas où » mais rester pragmatique. Se renseigner sur les conditions météo qui peuvent survenir dans 90% des cas lors de votre randonnée. C’est connaître son parcours, les difficultés que l’on peut rencontrer. On ne prend pas le même matériel à la journée que pour une randonnée de plusieurs jours. De même, on ne prend pas le même matériel pour une randonnée en totale autonomie par rapport à une randonnée en refuge. Pas le même matériel pour une randonnée d’été que pour une randonnée de fin d’automne aux conditions hasardeuses, etc… vous m’avez compris.

L’idéal est d’avoir une composition de sac de base que l’on adaptera suivant les besoins, la situation sur le terrain. Évidemment, plus on a d’expérience, mieux on ajustera les besoins spécifiques pour chaque sortie.

  • Ayez connaissance du terrain. Pourquoi prendre sur vous 3L d’eau, donc 3 kg, à chaque étape, si vous savez que vous rencontrerez de nombreuses sources d’eau potable le long de votre parcours ? N’est-ce pas mieux d’avoir 1L (et de boire cette eau) que de porter constamment un poids mort. En trek, par fortes chaleur, il est primordial de s’hydrater mais cela ne signifie par porter de l’eau que l’on ne boit pas ! (Combien de gens arrivent au refuge avec encore leurs gourdes pleines, bien au delà de leur limite de sécurité) Pourquoi en porter si vous avez sur vous des moyens pour purifier celle qui est à votre disposition ?
  • Si vous savez que vous allez dormir et nourrir en bivouac, pourquoi vous alourdir avec un réchaud, du gaz, des ustensiles “au cas où » Assumez-votre choix c’est mieux profiter de votre randonnée. Dans l’écriture/la pub, on dit parfois « less is more ». En clair, mieux vaut en faire moins et le faire bien, cela apporte plus de valeur. Mais pour la stratégie de son sac à dos, less is less :) Moins c’est moins ! Soit vous partez en autonomie, soit vous dormez en refuge. Partir en autonomie ne vous empêchera pas de choisir de manger et dormir en refuge mais vous ne pouvez pas partir dans une randonnée en refuge, prendre du matériel “au cas où » superflu pour un trek en autonomie ET râler sur le poids.

Au nom de la sécurité, on prend souvent trop pour être préparé à tout. Une tempête de neige en Corse en été ? Cela peut arriver, allez hop, je prends gants, bonnets, écharpes, « au cas où ? » Si jamais les conditions se dégradent, même sans cela, vous devriez être prêts pour redescendre dans la vallée ou vous trouvez un abris (ou vous en construire un). Le but c’est de ne pas bivouaquer sous la tempête. C’est de réagir avant pour l’éviter.

Est-ce utile d’avoir, par exemple, tous les éléments de votre système 3 couches en double ? Sérieusement, vous pensez utiliser 2 t-shirts, 2 polaires, 2 vestes en gore-tex en même temps ?
Et si la polaire sent mauvais ? Vous la laverez au retour.

L’important c’est que votre randonnée se passe dans les conditions les plus agréables possibles.

Certains vont parler de l’hygiène. Oui mais je serai sale ? Si je n’ai pas de vêtements de rechange, je sentirai mauvais ! Pour moi un trek n’est pas un défilé de mode. Je préfère que mes vêtements sentent moins bons quelques jours (si les conditions empêchent de les laver)  et prendre une bonne douche à l’arrivée mais ne pas finir avec les épaules broyés que me préoccuper de ce que les marmottes penseront de moi, alors que je dors seul dans ma tente. Pour moi, il est plus important d’être propre que d’avoir l’air propre.

Je ne crois pas que suer plus car vous portez plus, marchez plus longtemps, soit meilleur pour votre hygiène personnelle. Par ailleurs, quel intérêt de porter du superflu qui vous fait avancer à un rythme plus lent, vous fait donc arriver plus tardivement et vous amène à sauter, parfois, la douche -fraîche- du refuge car, justement, il n’y a plus d’eau chaude où que vous êtes trop fatigué ? Je préfère avoir une bonne hygiène corporelle que porter des vêtements de rechange propre avec une hygiène corporelle douteuse. D’ailleurs, souvent, comme je n’arrive pas fatigué à mon bivouac, qu’il est souvent encore tôt, j’ai le temps de me laver et de laver mes vêtements. Mais ne pensez pas que je suis de ceux qui portent leur odeur rance de sueur comme un trophée. Je me lave le plus souvent possible. En effet, l’eau froide est très bonne pour apaiser les muscles et les articulations après l’effort. Que cela soit les douches gelées sur le Gr20 ou les ruisseaux par -10 dehors sur le Chadar Trek et le Stok Angri en Inde du Nord, je ne manque pas une occasion pour me sentir propre. Les ladakis me regardaient avec amusement car j’étais le seul parmi les trekkeurs à avoir cette hygiène. Faut dire qu’il ne faut pas être douillet non plus…

 

6 Au retour d’une sortie, analyser votre matériel

 

C’est la phase adaptation de la composition avant le triage.

  • Le matériel que j’ai pris m’a t-il été utile ?
  • Y’a t-il des éléments qui ont fait doublons ?
  • Y’a t-il des éléments que j’ai trouvé, au fond, superflus, alors que je les avais classé utiles ?
  • Y’a t-il des éléments que je n’ai pas utilisé, si oui, pourquoi ? Dans quelles conditions les ai-je utilisé auparavant et pourquoi ne m’ont pas ils été utiles sur le coup ?
  • Ai-je consommé toute ma nature ? Que me reste t-il ? Combien cela pèse ? Est-ce que cela est dans ma marque de sécurité ?

Ensuite, vous pouvez utiliser une palette de couleurs dans votre tableau excell pour améliorer la composition de votre sac. En vert, c’est optimisé, en orange, cela peut l’être mais trop cher ou pas encore certain dans le cadre de mon utilisation actuelle, en rouge : à optimiser.

Regardez également la composition du sac des randonneurs légers que vous croisez (en leur posant la question hein, pas en fouillant leur sac 😉 , demandez-leur des conseils, des astuces… eux aussi ils sont passés par cette phase de réflexion.

 

7 Si vous partez à plusieurs, optimiser l’équipement complémentaire

 

Je marche le plus souvent seul donc mon équipement minimal en total autonomie est mon équipement de base. A plusieurs, vous pouvez répartir les éléments afin que les équipements de chacun soient complémentaires pour avoir un équipement basique de groupe plus complet et moins lourd que l’équipement de base pour un trek individuel.

Je m’explique à travers un exemple.

Pour un groupe de 4 :

  • Indispensable : 1 cuillère
  • Utile : 2 cuillères (chaque portera donc en moyenne le poids d’une demie cuillère)
  • Superflu : 2 cuillères+

1 fait la popote, 1 installe le campement, les 2 vont se laver. Ceux qui sont propres mangent, les 2 autres se lavent. Tout le monde nettoie. Oui c’est radicale (mais c’est pour illustrer) et rien de vous empêche ensuite de chanter tous ensemble au coin du feu.

La tente de 4 pèse t-elle moins que la somme de 4 tentes pour une personne ? Si oui alors l’un d’entre vous se chargera de porter la tente. L’autre portera la marmite pour 4 (qui devra être plus légère que 4 marmites individuelles OU dont la consommation en gaz sera forcément moins grande et nécessitant moins de temps de préparation que 4 petites marmites).

 

8 Taillons encore plus dans le gras.

 

A ce niveau, il s’agit de détails… mais on peut prendre un certain plaisir à effectuer une sorte de chasse impitoyable des grammes. Il n’y a pas de petits victoires.

Il s’agira ici de réduire le poids d’éléments ne pouvant pas être optimisés par le remplacement tout en gardant un confort d’utilisation. Cela sera par exemple :

  • couper le bout de la brosse à dent qui dépasse
  • prendre pile le poids nécessaire en savon de Marseille que l’on utilisera comme savon corporelle, savon de nettoyage et dentifrice
  • supprimer les bouts de lanière inutiles
  • tester des chaussures de trails au lieu des chaussures de rando à semelles hautes et voir si cela convient à votre marche
  • bouteille en plastique plutôt que gourde (plus léger mais moins renforcé)

Toutes ces infimes optimisations ne devront être entamées qu’une fois que la composition de son sac est déjà poussée. Il ne sert à rien de parvenir à de telles extrémités (qui peuvent, par ailleurs, ne pas correspondre au trek que vous effectuez par plaisir) si à côté de cela, vous ne diminuez pas au préalable le poids des éléments principaux (tente, sac de couchage…) qui sont, le plus souvent, les éléments les plus lourds de votre sac.

De plus, une fois votre sac optimisé, il est intéressant de s’intéresser aux bienfaits des étirements . (A lire quand et comment pratiquer les étirements)

Le prochain article parlera de composition de son sac à dos.

Ressources utiles :